Really Simple Syndication ou Rich Site Summary ou RDF Site Summary — une famille de protocoles de syndication de contenu sur Internet, utilisant la technologie XML, utilisés principalement par les sites Web d'actualités, les weblogs et les podcasts. Il est à noter que plusieurs technologies RSS ont été développées indépendamment les unes des autres, ce qui fait qu'il existe plusieurs significations pour le même sigle RSS.
Resource Description Framework Site Summary — Le RSS est le résumé d'un site représentant le cadrage des ressources. Il est un standard qui sert à syndiquer l'information de différentes applications en permettant un affichage personnalisé par l'utilisateur de l'information reçue.
Domaines d'utilisation d'un flux RSS
La diffusion d'alertes, de nouvelles ou de listes (au sens large) trouve de nombreuses applications professionnelles en plus de celles que les blogs ont largement popularisées.
Le standard RSS est notamment utilisé pour la diffusion d'actualités sur Internet par les blogs professionnels ou semi-professionnels. Des annuaires répertorient ainsi un grand nombre de flux d'actualités francophones.
Ces flux peuvent généralement être lus grâce à des lecteurs en ligne, mais aussi sur des lecteurs de flux (voir liens plus bas).
Plusieurs navigateurs peuvent également lire les flux RSS, notamment Maxthon, Mozilla Firefox (nativement, ou avec l'extension infoRSS ou Sage), Opera -depuis la version 7.5- et Safari -depuis la version 2.0-. On trouve aussi un lecteur de flux dans le client de messagerie Mozilla Thunderbird. Ces logiciels permettent notamment la veille, en avertissant l'utilisateur de la modification d'un flux. Microsoft Internet Explorer 7.0 intègre également un agrégateur de news. Windows Vista, le futur système d'exploitation de Microsoft gèrera nativement le RSS, et encouragera son utilisation au travers de différents types d'applications, bien au-delà des navigateurs et gestionnaires de courrier.
Les moteurs de recherche (comme Yahoo! et Google par exemple) proposent désormais également des fonctions d'agrégation de flux RSS sur leur page d'accueil.
Généralement, les webmestres peuvent encore récupérer ces flux pour afficher des actualités sur leur site Internet. La page RDF du site communautaire Linux Fr en est un bon exemple.
Face à l'explosion des flux RSS et la difficulté de les lire en mode texte lorsqu'ils atteignent un certain nombre, la tendance va dans le sens de leur visualisation sous une forme graphique.
Définitions de RSS sur le Web
- Le RSS, acronyme de Really Simple Syndication (syndication vraiment simple), ou de Rich Site Summary (Résumé complet d'un site) est un format de syndication de contenu Web. C'est un dialecte de XML. Il existe sept formats différents de RSS, ce qui rend indispensable l'établissement d'une norme.
fr.wikipedia.org/wiki/RSS_(informatique)
- RDF Site Summary (ou parfois, par abus de langage, "Rich Site Summary", mais plus couramment "Really Simple Syndication"). RSS est une méthode de description des actualités publiées sur un site Web. Particulièrement adaptée aux blogs, elle permet à un utilisateur d'être alerté dès que ses blogs favoris ont été mis à jour. La méthode permet également de "syndiquer" le contenu publié, en permettant - simplement et de façon automatisée - à d'autres sites Web de republier tout ou partie de ce contenu.
RSS est une application de XML dérivée de la norme RDF, qui sert à décrire un contenu Web de façon standardisée. RSS, créé à l'origine par Netscape, n'est pas une norme à proprement parler, mais son emploi est aujourd'hui libre.
www.pointblog.com/abc/lexique_du_blogging.htm
- Really Simple Syndication. Fichier XML mis à jour en temps réel. Il reprend automatiquement soit les titres, soit le texte intégral, d’un site d'actualité.
www.ern.fr/index.php
- Une source RSS est un outil qui gère l'incroyable quantité d'information qui se trouve sur le Web en envoyant une source dans la boîte de réception du lecteur contenant des titres et des résumés d'articles récents. La source en format RSS contient habituellement de l'information comme la date, le titre et le résumé de l'article ainsi qu'un lien vers celui-ci. ...
www.tpsgc.gc.ca/consultationendirect/text/glossary-f.html
- RDF Site Summary RSS est une méthode de description des actualités publiées sur un site web qui est particulièrement adaptées au fonctionnement des blogs. Cette méthode permet de syndiquer les billets publiés et est utilisée par les internautes pour être informé en temps réel des mises à jour d'un Blog. Alternative : Atom
www.blogmilitant.com/lexique.php
- Petit fichier au format XML (évolution du html) mis à jour en temps réel, il reprend automatiquement les titres ou le texte intégral d'un site d'actualité ou d'un blog. Le flux RSS peut ensuite être inclus et affiché sous forme de liens dans une autre page Web.
pulsarweb.free.fr/page%20lexiques.htm
Commentaires
RSS émet des restrictions sur les premiers caractères non-blanc des données dans les éléments <link> et <url>. Les données dans ces éléments doivent débuter par un mécanisme d'URI enregistré par l'IANA, comme http://, https://, news://, mailto: et ftp://. Avant RSS 2.0, la spécification n'autorisait que http:// et ftp://, cependant en pratique d'autres macanismes d'URI étaient utilisés par les développeurs de contenus et supportés par les agrégateurs. Les agrégateurs peuvent avoir des limites concernant les mécanismes d'URI qu'ils supportent. Les développeurs de contenus ne devraient pas supposer que tous les agrégateurs supportent tous les mécanismes.
Dans RSS 0.91, certains éléments sont restraints à 500 ou 100 caractères. Il ne peut pas y avoir plus de 15 <items> dans un <channel> 0.91. Il n'y a pas de limites de longueur de texte ou de limites au niveau du XML dans RSS 0.92 et les versions ultérieurs. Les programmes qui consomment les sources peuvent imposer leurs propres limites, et les générateurs peuvent avoir des préférences qui précisent combien d'<item>s peuvent apparaître dans un channel au maximum, ou que les textes doivent être limités en longueur.
Dans RSS 2.0, une provision est faite pour relier un channel à son identifiant dans un système de classification, en utilisant la fonctionnalité category au niveau channel, décrit plus haut. Par exemple, pour lier un channel à son identifiant Syndic8, ajoutez un élément category comme sous-élément de <channel>, avec le domain "Syndic8", et comme valeur l'identifiant du channel dans lal base de données Syndic8. L'élément category approprié pour Scripting News serait <category domain="Syndic8">1765</category>.
Une question fréquemment posée à propos des <guid>s est leur différence avec les <link>s. Ne désignent-ils pas la même chose ? Oui, dans certains systèmes de gestion de contenu, et non dans d'autres. Dans certains systèmes, <link> est un lien permament vers un message d'un weblog. Cependant, dans d'autres systèmes, chaque <item> est un synopsis d'un article plus long, <link> pointe vers l'article, et <guid> est un lien permanent vers le message du weblog. Dans tous les cas, il est recommandé de fournir un guid, et si possible d'en faire un lien permanent. Cela permet aux agrégateurs de ne pas dupliquer les items, même si leur contenu a été modifié.
Si vous avez des questions à propos du format RSS 2.0, merci de les poser sur la liste de discussion RSS2-Support, gérée par Sjoerd Visscher. Ce n'est pas une liste de débats, elle sert de ressource pour les utilisateurs, auteurs et développeurs qui créent et utilisent du contenu dans le format RSS 2.0.
Etendre RSS
RSS est apparu en 1999, et a lutté pour être un format simple et facile à comprendre, avec des objectifs relativement modestes. Après qu'il soit devenu un format populaire, les développeurs ont voulu l'étendre en utilisant des modules définis dans des namespaces, comme spécifiés par le W3C.
RSS 2.0 ajoute cette capacité, en suivant une règle simple. Une source RSS peut contenir des éléments qui ne sont pas décrits sur cette page, seulement si ces éléments sont définis dans un namespace.
Les éléments définis dans ce document ne sont pas eux-mêmes membres d'un namespace, pour que RSS 2.0 puisse rester compatible avec les versions précédentes dans le sens suivant -- un fichier de version 0.91 ou 0.92 est aussi un fichier 2.0 valide. Si les éléments de RSS 2.0 étaient dans un namespace, cette contrainte serait rompue, un fichier de version 0.9x ne serait pas un fichier 2.0 valide.
Plans pour l'avenir
RSS n'est d'aucune manière un format parfait, mais il est très populaire et largement supporté. RSS avait besoin depuis longtemps d'une spécification arrêtée. L'objectif de ce travail est de l'aider à devenir une chose immuable, pour encourager la croissance du marché qui est en train de se développer autour de lui, et pour éclaircir le chemin pour l'innovation autour de nouveaux formats de syndication. Ainsi, la spécification RSS est, pour toute application pratique, figée à la version 2.0.1. Nous anticipons de possibles versions 2.0.2 ou 2.0.3, etc. seulement dans le but de clarifier la spécification, et non pour ajouter de nouvelles fonctionnalités au format. Les travaux futurs devront se dérouler dans des modules, en utilisant les namespaces, et dans des formats de syndication complètement nouveaux, avec de nouveaux noms.
License et auteur
RSS 2.0 est offert par le Berkman Center for Internet & Society à la Harvard Law School sous les termes de la license Creative Commons Attribution/Share Alike. L'auteur de ce document est Dave Winer, fondateur de UserLand software, et fellow au Berkman Center.
Comment expliquer simplement ce qu'est un flux RSS ?
Il s'agit d'un fichier texte particulier (voir plus loin) dont le contenu est produit automatiquement (sauf cas exceptionnels) en fonction des mises à jour d'un site Web. Ce contenu est laissé au libre choix du producteur du flux, mais très généralement se compose des titres des mises à jour (par exemple : "nouvelle promotion"), des liens hypertextes correspondants, et de descriptions, en quelques lignes, de ces mises à jour (par exemple : "Prix sacrifiés sur la mémoire pendant trois jours. Profitez-en").
Le terme RSS désigne une convention de structuration (il y en d'autres - lire l'article du 22/07/2003 -, comme Atom, que nous laisserons de côté ici) des fichiers que nous venons de décrire, garantissant qu'ils puissent être diffusés dans un format compréhensible par le plus grand nombre (on parle de "syndication de contenu"). Ainsi, un webmaster peut décider, par un outil approprié, d'importer le contenu du "flux RSS" dans sa propre page Web, et plus largement n'importe qui peut, par une manipulation similaire, recevoir dans sa boite e-mail ou via un logiciel dédié les dernières mises à jour d'un site proposant la diffusion de son contenu "en RSS".
Quel est l'intérêt pour le diffuseur du flux ?
La réponse est, là encore, simple - faire connaître les mises à jour de son site - mais troublante : cette tâche n'est-elle pas parfaitement remplie par l'envoi d'une newsletter ? Par rapport aux newsletters, le flux RSS a plusieurs avantages : il ne nécessite pas d'envoyer un e-mailing massif, mais juste de produire (de manière automatisée) le fichier RSS à chaque mise à jour ou groupe de mises à jour ; il anticipe sur les évolutions futures de la consommation d'information sur le Web (nous y reviendrons) ; il peut-être agrégé avec d'autres flux - c'est le rôle des "lecteurs RSS" que de permettre de "s'abonner" à des flux RSS (comme on s'abonne à des groupes de discussion par exemple), pour les afficher ensuite de manière agrégée dans une interface personnalisable.
Mais le flux RSS présente également un apprauvissement par rapport à la newsletter, et ne peut donc la remplacer tout à fait : le diffuseur n'a plus la main sur la présentation du contenu ; il n'est pas possible - ou moins facilement - d'insérer de la publicité autre que textuelle, ou plus largement des effets visuels ; le flux RSS a (souvent) vocation à être "noyé" parmi d'autres flux similaires, diminuant ainsi l'impact d'une mise à jour particulière.
Pourquoi est-il néanmoins utile de doter son site d'un flux RSS ?
Comme nous l'avons dit, la consommation d'information sur le Web change : d'une part beaucoup d'internautes accèdent à tel ou tel site en cliquant sur un lien dans la newsletter correspondante, non en se dirigeant d'eux-mêmes vers le site en question, d'où l'importance du "push".
D'autre part les newsletters sont des e-mails, et donc souffrent de la pollution du spam qui en diminue la visibilité quand il ne provoque pas tout simplement leur élimination fortuite ou voulue. Par ailleurs, les newsletters contiennent pour la plupart du code HTML dont l'affichage par les clients de messagerie peut être désactivé (en attendant le jour où, à l'exemple du dernier Outlook Express - post Windows XP SP2 - qui supprime les appels HTML externes et donc notamment les images, il le sera par défaut).
Le flux RSS, à la présentation minimale ou, en tout cas, incontrôlable, permet au moins de pallier à ce problème et bénéficie d'un a priori positif pour beaucoup de pratiquants de l'Internet, lassés des newsletters et, surtout, du spam (le lecteur d'un flux RSS ne donnant pas son adresse personnelle quand il le télécharge).
Que faut-il faire pour produire un flux RSS et pour le lire ?
Techniquement, un flux RSS n'est rien d'autre qu'un fichier XML (lire le tutoriel du 12/09/2002), composé de balises encadrant du contenu. Ces balises indiquent que tel contenu est un titre, tel autre un lien, etc. Pour produire un fichier XML à partir d'une page Web statique (mais correctement structurée) ou d'une base de données, il suffit d'un script approprié (lire le tutoriel du 13/09/2002), en Perl, PHP, Java ou tout autre langage similaire. Les outils de gestion de contenu ou de weblog incluent souvent une fonctionnalité permettant de produire les flux RSS correspondant aux dernières entrées dans le référentiel de contenu.
Pour lire un flux RSS, à l'inverse, il faut un script qui convertisse le XML en HTML : c'est ce qu'utilisent les "agrégateurs de news" ou "lecteurs RSS" qui, en outre, proposent des listes de flux RSS auxquels il est possible de s'abonner (le lecteur importera alors, à intervalle réguliers et paramétrables, le fichier XML correspondant) et des moyens de classement/agrégation de ces flux. Dans le même ordre d'idée, un outil de gestion de contenu ou de weblog peut afficher, généralement, des flux RSS externes dans une page Web (mais dont les liens, bien évidemment, pointent en dehors du domaine).
En résumé, il faut un outil dynamique Web pour produire, il faut un logiciel dédié (ou un outil dynamique Web) pour lire. Le logiciel dédié peut disposer de sa propre interface, ou s'intégrer à un client de messagerie comme Outlook, ce qui permet de recevoir les flux RSS mis à jour comme on reçoit ses e-mails, mais de manière aisément cloisonnable (lire notre panorama pour un aperçu des lecteurs RSS).
Les flux RSS sont-ils réservés aux sites d'information ?
Non, les flux RSS sont utiles aux sites fréquemment mis à jour, quels qu'ils soient, et il se trouve que ces sites sont, la plupart du temps, des sites d'information. C'est par les weblogs que les flux RSS se sont développés, car il constitue un moyen de promotion d'un blog beaucoup moins contraignant, nous l'avons vu, qu'une newsletter. Les weblogs, par nature, fonctionnent sur l'échange de liens, et par extension de flux RSS sur des thèmes communs. Mais ces flux peuvent aussi ne contenir que des liens pointant vers une "image du jour" par exemple, ou des liens vers une nouvelle entrée dans un catalogue, etc. Ils ne sont pas réservés à des articles ou des messages.
Qui, aujourd'hui, "fait du RSS" ?
Un examen des quelques annuaires de flux RSS qui existent sur le Web permet de se rendre compte que les sites Web traitant d'informatique et plus précisément de technologies Web sont, de très loin, les premiers pourvoyeurs de ce type de flux (un exemple étant JDN Développeurs). En dehors des blogs, on doit bien admettre que rares sont les sites "généralistes" qui en font usage, même si il existe quelques exceptions. Néanmoins, le format et le principe se répandent suffisamment vite pour que le flux RSS soit devenu un sujet incontournable et impose aux diffuseurs potentiels de réfléchir à l'intérêt d'en proposer, ne serait-ce que pour "en être". De ce point de vue, le RSS a un argument de poids : pour peu que le contenu soit là, il faut peu de temps et de moyen pour mettre un tel flux sur pied.
Comment savoir si un site publie un flux RSS ?
La plupart du temps, ce flux est indiqué par une petite icone, généralement au fond orange avec le texte XML ou RSS écrit en blanc. Il existe d'autres symboles visuels similaires. Les annuaires de flux permettent de répérer les sites en proposant, mais certains de ces annuaires syndiquent eux-mêmes le contenu des sites sans que ceux-ci soient directement à l'origine du flux.
Comment est né le format RSS, et comment évolue-t-il ?
C'est Netscape qui en est à l'origine, la première incarnation du format portant le numéro de version 0.90. Jugée trop complexe, cette mouture est simplifiée par Netscape qui, pourtant, ne tarde pas à abandonner le projet. C'est alors Userland Software, éditeur d'outils de weblogs, qui devient propriétaire de la version 0.91. Userland fera évoluer le format avec les versions 0.92, 0.93 et 0.94, mais parallèlement, une organisation non commerciale baptisée RSS-DEV Working Group reprend les principes initiaux du format RSS (ceux de la version 0.90) pour aboutir à RSS 1.0. Cette version, toutefois, est distincte de celles d'Userland, et dont la dernière en date est la 2.0, qui a succédé directement à la 0.94. Le tableau suivant récapitule cette génèse mouvementée, aboutissant à des versions du format incompatibles entre elles (c'est du reste ce qui motivé l'élaboration de formats concurrents comme Atom).
Sources d'informations: http://solutions.journaldunet.com/ http://fr.wikipedia.org/wiki/Accueil http://www.stervinou.com/ http://www.google.com